Dans un tournant inattendu lors de l'examen du budget 2026, les députés français ont repoussé la proposition de réinstaurer une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Cette décision suscite de vives discussions au sein de l'Assemblée nationale, où le climat politique est déjà tendu, surtout après la suppression de cette taxe au Sénat, un enjeu majeur pour un éventuel compromis entre le gouvernement et le Parti Socialiste (PS).
Initialement, le gouvernement projetait un rendement de 6,3 milliards d'euros pour cette surtaxe, bien inférieur aux 8 milliards de l'année précédente. Les députés de la majorité, principalement issus des Républicains (LR) et de Renaissance, ont refusé de soutenir cet amendement crucial proposé par le gouvernement. Les socialistes, de leur côté, plaidaient pour le maintien de la surtaxe à son niveau précédent de 8 milliards.
Cette situation pourrait toutefois évoluer, car le gouvernement envisage d'utiliser l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le budget sans un vote formel, ce qui lui permettrait de réintroduire certaines mesures, y compris la surtaxe. Le député Paul Midy, chef de file de Renaissance, a exprimé son optimisme, affirmant : "Nous sommes ouverts à des négociations externes pour trouver une solution." Cela laisse entrevoir la possibilité d'un compromis éventuel.
La réaction des différents partis a varié. Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National (RN) a catégoriquement rejeté toute idée de surtaxe, arguant que l'accord gouvernemental n'est qu'un prétexte pour adopter des mesures controversées. En revanche, des voix au sein du PS ont soutenu l'amendement gouvernemental, soulignant l'importance de financer les services publics.
Selon une analyse du Monde, le rejet de cette surtaxe pourrait aggravuer la situation budgétaire du pays, alors que des experts économiques soulignent le besoin crucial d'une réforme fiscale plus équitable. Le débat reste donc ouvert, avec des implications significatives pour l'avenir économique de la France.







