Lors d'un conseil de défense qui s'est tenu en urgence, Emmanuel Macron a dévoilé, le 15 janvier, un renforcement des moyens militaires au Groenland. Alors que les tensions sur la scène internationale s'intensifient, notamment en raison des ambitions territoriales des États-Unis, la France se positionne fermement pour protéger ses intérêts dans cette région stratégique.
Depuis la base aérienne d'Istres, le président a affirmé que la France dispose de l'une des armées les plus efficaces d'Europe, appelant toutefois à des efforts accrus pour relever les défis contemporains. "Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort", a-t-il déclaré, soulignant l'importance d'une réaction rapide pour assurer la crédibilité de la France.
En parallèle, des moyens terrestres, aériens et maritimes supplémentaire seront déployés dans les jours à venir au Groenland, où une première équipe de militaires a déjà été envoyée. Emmanuel Macron a dénoncé, sans nommer explicitement Donald Trump, le phénomène du "nouveau colonialisme". "L'Europe a une responsabilité", a-t-il insisté, affirmant que la France ne peut rester passive face à cette situation.
Les experts militaires saluent cette décision, considérant que le Groenland, riche en ressources naturelles, est devenu un enjeu majeur dans la rivalité entre grandes puissances. Selon une analyse publiée par Le Monde, le réchauffement climatique rend l'accès à ces ressources plus facile, intensifiant ainsi la compétition. Cette dynamique est porteuse de risques, tant sur le plan géopolitique qu'environnemental.
Avec ces nouvelles mesures, la France entend affirmer sa présence sur la scène internationale et répondre aux menaces qui pèsent sur ses intérêts et ceux de ses alliés. L'année 2026 sera un tournant, selon Macron, et la préparation de l'armée française est plus que jamais primordiale.







