Une affaire choquante secoue le foyer d’Aide sociale à l’enfance (ASE) Jenner, situé dans le 13e arrondissement de Paris. En février 2025, un enfant de 8 ans, prénommé Elliot, a été rasé de près par des éducateurs, un acte décrit par la mairie de Paris comme une humiliation volontaire. Selon plusieurs sources, l’initiative a été filmée pour « immortaliser » la souffrance de l'enfant.
Cette situation alarmante a été révélée lorsque la mère d’Elliot a découvert que son fils était rasé, quelques semaines après le fait. Lors d'une réunion, les éducateurs ont tenté de justifier la méthode en évoquant une « erreur » de coiffeur, mais l'explication ne tenait pas la route. Une éducatrice a ensuite confirmé à la mère que la tonte était due à des poux, pourtant une autre éducatrice a pris l'initiative de lui envoyer des images et des messages moqueurs sur un groupe WhatsApp interne, révélant que ce geste était considéré comme une forme de punition.
Un avocat de la famille a déclaré à RTL : « Il était très mal au moment où cela s’est produit. Heureusement, une maîtresse attentive à l’école a remarqué son inconfort et a même accepté qu’il porte un bonnet pour éviter les moqueries de ses camarades. »
La mère d’Elliot a formellement contesté les actions des éducateurs, affirmant qu’elle n'avait jamais autorisé un tel traitement pour son fils. Elle a également signalé un climat de violence verbale au sein du foyer, avec des insultes fréquentes et des menaces. Dans sa plainte, elle relate des incidents où son fils a dû endurer des humiliations répétées.
Malgré ces accusations graves, Elliot reste placé dans le même établissement, bien que son avocat ait indiqué qu’il demande régulièrement à changer de foyer en raison du traumatisme vécu. Selon des déclarations reçues par RTL, le personnel impliqué dans cet acte n'exerce plus dans le foyer après l'ouverture de l'enquête.
Le parquet de Paris a été saisi pour examiner les allégations de violences sur mineur par des personnes ayant autorité. Des enquêtes administratives sont également en cours pour établir les responsabilités dans cette affaire tragique. La mère d’Elliot ressent toutefois que ces enquêtes s'enlisent, laissant des interrogations sans réponse.
À l'approche d'une audience qui examinera l'avenir d'Elliot dans ce cadre, la situation soulève de sérieuses préoccupations sur le bien-être des enfants placés dans des foyers, appelant à une réflexion plus large sur les pratiques d'encadrement des mineurs dans des institutions de soin. Comme l'expliquent de nombreux experts dans le domaine, les accidents comme celui-ci devraient inciter à une réévaluation systématique des méthodes utilisées dans les foyers pour garantir la sécurité et la dignité des enfants.







