Ormar, 26 ans, a tout quitté pour aller en Russie avec l'espoir de trouver un emploi stable et d'obtenir la citoyenneté. Convaincu par une femme nommée Polina, il n'imaginait pas que ces promesses se traduiraient par sa mobilisation sur le front ukrainien. En effet, après seulement dix jours d'entraînement, il a été envoyé se battre, marquant le début d'une réalité désastreuse.
« J’ai été trompé. Cette femme est une escroc et une menteuse », déclare-t-il, désormais englué dans un conflit qu'il ne voulait pas rejoindre. Les images de guerre sont gravées dans sa mémoire : « Beaucoup de blessés, beaucoup d’explosions. » Parlant à la BBC, il raconte l'horreur d'être témoin de la mort et de la destruction, décrivant des cadavres jonchant le sol.
Ce cas n'est pas isolé. D'après les études, plus de 500 jeunes hommes, dont des ressortissants syriens, yéménites et égyptiens, ont été attirés par le même mirage. Les recruteurs exploitent la détresse économique de ces communautés, utilisant les réseaux sociaux pour diffuser des promesses alléchantes.
Des experts en géopolitique, comme ceux de Midi Libre, soulignent que ces tactiques rappellent les stratégies d’enrôlement utilisées par les groupes armés dans diverses régions de conflit. La désinformation et l'exploitation de la vulnérabilité sont omniprésentes, transformant des rêves de prospérité en cauchemars de violence et de guerre.
Alors qu'Ormar continue de vivre dans la peur, son histoire soulève des questions cruciales sur l'enrôlement d'étrangers dans des conflits armés. Comment faire face à un système qui promet la sécurité et la stabilité, tout en plongeant des individus dans l'horreur? Le besoin d'une vigilance accrue face à la désinformation et aux opportunités trompeuses n'a jamais été aussi pressant.







