Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs régions de France ont été émerveillées par des aurores boréales spectaculaires, phénomène habituellement réservé aux latitudes plus septentrionales. Ce spectacle céleste est lié à une tempête solaire d'une intensité sévère, classée G4 par le Centre américain de prévision météorologique spatiale (SWPC).
Selon des expert(e)s, cette tempête, qui entraîne des perturbations notables des champs magnétiques terrestres, devrait diminuer en intensité mercredi. Cependant, des aurores pourraient encore être visibles dans le ciel français.
Comprendre la tempête solaire
Depuis 2019, notre étoile est entrée dans une phase d'activité accrue, avec un cycle de 10 à 13 ans marqué par des éruptions solaires fréquentes. Ces éruptions sont souvent associées à la présence de taches solaires, zones sombres à la surface du Soleil qui expérimentent des hausses de champ magnétique. Lors de ces événements, d'importantes quantités de particules chargées sont éjectées vers la Terre.
Conseil en météorologie spatiale, Olivier Katz du Centre opérationnel de météorologie de l’espace des Alpes (Comea), explique : "Ces particules interagissent avec notre atmosphère, entraînant des aurores et des perturbations dans nos systèmes électriques et de communication".
Les conséquences sur notre quotidien
Les conséquences de cette tempête solaire ne se limitent pas seulement à l’apparition de ces magnifiques aurores. Les infrastructures numériques et la fiabilité des communications peuvent être affectées. Les satellites, par exemple, peuvent subir des courts-circuits, tandis que le réseau électrique est susceptible de connaître des surtensions.
Dans les 24 heures suivant le début de cette tempête, le SWPC a évalué le risque de rayonnement solaire à un niveau sévère (S4), mettant en garde contre des impacts potentiels, notamment pour les passagers d'avions à haute altitude. Les experts soulignent que des troubles mineurs dans les communications radio polaires ont déjà été constatés.
Fréquence des tempêtes solaires
Bien que ces événements extraordinaires soient impressionnants, des tempêtes solaires d'ampleur significative ne sont pas nouvelles. En mai 2024, une tempête similaire avait engendré des perturbations similaires sur le continent. L’histoire a déjà connu des pannes massives, comme celles de mars 1989 au Québec, où une tempête solaire a entraîné une coupure d’électricité majeure.
Alors que de telles activités solaires devraient se poursuivre encore pendant quelques années, la communauté scientifique continue de surveiller de près ces événements. D’après des avis d'experts recueillis par des médias comme Franceinfo, ces perturbations pourraient devenir plus fréquentes à l'approche des pics d'activité solaire.







