Santiago (Chili) – Un juge chilien a décidé, ce vendredi, de prolonger la détention du principal suspect lié aux incendies tragiques survenus dans le sud du pays. Cette enquête a jusqu'à présent conduit à l'arrestation de 14 personnes, selon les déclarations des autorités locales.
Le suspect, un Chilien âgé de 39 ans, a été appréhendé jeudi et est soupçonné d'être à l'origine d'un incendie dévastateur ayant causé la mort de 20 des 21 victimes recensées. À ce jour, 14 individus ont été arrêtés en rapport avec ces feux, comme l'a communiqué le ministre de l'Intérieur, Alvaro Elizalde, bien qu'il ait omis de donner plus de détails.
Les flammes ravagent actuellement trois régions du pays : l'Araucanie, le Ñuble et le Biobio, cette dernière étant la plus gravement touchée. La garde à vue du principal suspect a été prolongée jusqu'à ce lundi, afin que l'on puisse recueillir d'autres éléments sûrs avant sa mise en accusation dans le cadre d'une audience publique qui a eu lieu à Concepción, la capitale régionale.
Selon l'accusation, cet individu aurait déclenché le feu le plus dévastateur, qui a eu lieu samedi dernier, ravageant la localité de Lirquén avant de se propager à Penco et Tomé, situés à environ 500 km au sud de Santiago. Dans une vidéo diffusée par la police, il est aperçu lors de son interpellation, sans aucune résistance.
Ce suspect a également un lourd passé judiciaire, incluant des infractions pour "coups et blessures graves" et des violations des lois sur la propriété industrielle et intellectuelle, d'après les informations policières.
Vendredi, les pompiers luttaient contre 14 feux actifs dans ces trois régions, d'après le dernier rapport du Service national de prévention et de réponse aux catastrophes (Senapred).
Les conséquences de ces incendies sont dramatiques, avec plus de 42,000 hectares de forêts et de terres détruits, 2,000 habitations touchées et 20,000 personnes évacuées. Ces incendies sont les plus meurtriers depuis février 2024, où une série de feux avait causé la mort de 138 personnes dans la région de Viña del Mar.
Les experts, tels que ceux du Centre chilien de science du climat et de la résilience, soulignent que l'augmentation des températures et la sécheresse persistante depuis plus d'une décennie ont facilité la propagation de ces incendies.
© 2026 AFP







