Dans le cadre de notre série hebdomadaire sur les municipales de 2026, zoom sur la ville de Pau, où François Bayrou s'est officiellement déclaré candidat à un troisième mandat. L'ancien Premier ministre a marqué son retour dans son fief béarnais après sa chute du gouvernement en septembre 2025, suite à un budget controversé de 44 milliards d’euros. Bien qu'il ait passé de nombreux mois à Paris, son ancrage local demeure solide.
« Les Palois distinguent la politique nationale de la réalité locale », a-t-il déclaré à ICI Béarn, affirmant que son expérience à Matignon ne nuira pas à sa candidature. "La ville est dynamique, tandis que la politique nationale traverse une tempête".
Porté par le MoDem, il bénéficie également du soutien de macronistes et d’une partie des Républicains, une alliance inédite qui témoigne de son habileté à rassembler.
Des oppositions déterminées à le faire chuter
Mais son chemin vers un nouveau mandat ne sera pas sans embûches. Le Parti socialiste, avec Jérôme Marbot en tête, souhaite récupérer la ville qu'il avait perdue en 2014. Marbot, qui avait déjà tenté sa chance en 2020, critique Bayrou pour mener sa campagne bien avant la date officielle, « posant des premières pierres » alors qu’il est censé se contenir.
La candidature de Jean-François Blanco, représentant de La France Insoumise, renforce la compétition. « Il est crucial que François Bayrou soit battu en mars », a-t-il déclaré, rappelant les polémiques autour des violences subies par des élèves à Notre-Dame de Bétharram, une affaire qui a terni le mandat de Bayrou à Matignon.
Sur le terrain électoral, la diversité des candidatures prend le devant de la scène. En plus de Marbot et Blanco, Margaux Taillefer se présente pour le Rassemblement National, tandis que deux listes citoyennes émergent, dirigées par un ancien adjoint, Pascal Boniface, et un entrepreneur, Philippe Arraou. Cyrille Marconi représente également Lutte Ouvrière.
À retrouver également dans ce journal des municipales :
À Nice, la campagne est suspendue suite à un tragique incident causant la mort d'une jeune femme de 23 ans.
À Paris, la tension monte à droite, Rachida Dati affrontant une dissidence au sein du VIIIe arrondissement.
Jordan Bardella, président du RN, esquisse ses ambitions avec au moins 650 listes, visant plusieurs victoires.
Amine Kessaci, défenseur écologiste, entre dans la danse électorale avec un engagement fort contre le narcotrafic.







