Ce jeudi 22 janvier, le Parlement européen a largement approuvé un rapport sur la "souveraineté technologique européenne et les infrastructures numériques". Cette initiative a reçu les louanges de Sarah Knafo, eurodéputée de Reconquête.
En satisfaction de cette adoption, elle exprime toutefois des réserves quant aux autres groupes politiques, affirmant qu'ils ont choisi de "lisser" le texte au lieu de soutenir des ambitions plus fermes. Selon la délégation française du groupe socialiste, le texte a été "entièrement réécrit grâce à la collaboration entre les groupes pro-européens, S&D, PPE, Renew et Verts".
Le vote a vu l'adoption d'un amendement, avec 426 voix pour et 180 contre, critiquant directement Reconquête. Ce texte souligne le soutien de certains partis, tels que l’AfD et Reconquête, aux discours provenant de l’extérieur de l’Union, considérés comme nuisibles aux législations numériques et aux valeurs démocratiques de l'UE.
Malgré cela, Knafo a soutenu le texte et a même félicité l’initiative, arguant dans une interview avec Euractiv que celui-ci intègre toutes ses conclusions. Elle a qualifié les critiques de "règlements de comptes politiques".
Une communication trompeuse
La délégation des Socialistes et Démocrates a vivement critiqué ce qu’ils appellent l'"hypocrisie de l’extrême droite", qui tente de revendiquer illégalement la paternité de l’adoption de ce rapport, alors qu'ils ont été politiquement exclus durant le processus d'élaboration. Christophe Grudler, eurodéputé pour le groupe Renew, a lui aussi dénoncé "la supercherie de Knafo", remarquant que le texte qu'elle soutient s'attaque directement aux valeurs de Reconquête, pour conclure avec scepticisme : "Mais lit-elle ce qu’elle vote?".







