Dans une récente interview pour Complément d'enquête, la députée écologiste Sabrina Sebaihi a affirmé que l'Algérie mérite d'être considérée comme une démocratie. Cela soulève cependant de vifs débats, le pays étant classé comme un régime autoritaire.
Lors de cette émission, qui abordait les relations entre la France et l’Algérie, Sebaihi, vice-présidente du groupe d’amitié parlementaire France-Algérie, a déclaré : « Est-ce qu’il y a des élections ? Oui. Bien sûr, on peut critiquer ce qui ne va pas, mais je considère que c’est une démocratie », rapportant ainsi sa vision optimiste de la situation politique en Algérie.
Le journaliste Tristan Waleckx de France 2 a évoqué les contradictions de cette affirmation, mentionnant que le président algérien a été réélu avec 95% des voix et que le pouvoir militaire y joue un rôle prépondérant. En réponse, Sebaihi a maintenu que « ce n’est pas un pouvoir autocratique », soulignant la diversité des opinions au sein du parlement algérien.
Cependant, cette vision optimiste se heurte à des faits troublants : l’Algérie est classée 110e au niveau mondial sur l’indice de démocratie de The Economist, un rapport qui indique que le pays souffre d’un manque de liberté d’expression et d’une absence d’indépendance judiciaire. De plus, des figures comme le journaliste français Christophe Gleizes sont encore détenues, ce qui accentue les inquiétudes quant à la situation des droits humains dans le pays.
Le constat de Sebaihi face aux critiques est que « il y a un débat qui s’exprime », mais cela semble peu suffisant à ceux qui portent un regard critique sur la gouvernance algérienne. D’après des sources telles que Franceinfo, des voix s'élèvent pour dénoncer des pressions exercées par les services de renseignement algériens sur des élus français d’origine algérienne, ce qui soulève encore plus de questions sur la nature réelle du dialogue politique entre ces deux nations.







