Jacqueline Jacob, la grand-tante de Grégory Villemin, est sous le coup de nouvelles analyses dans le cadre de l'affaire qui a choqué la France il y a quarante et un ans. Cette étude vise à déterminer si elle pourrait bien être l'une des voix anonymes qui ont longtemps semé la terreur autour de la famille Villemin, après que Grégory a été retrouvé noyé à l'âge de 4 ans en octobre 1984.
Le parquet général de Dijon a annoncé le 23 janvier la décision de lancer une « contre-expertise stylométrique » pour explorer ses potentielles implications dans la tragédie. Cette analyse se penche sur des éléments tels que l'orthographe et les styles d'écriture, selon le procureur Philippe Astruc, qui s'est exprimé auprès de l’AFP.
La chambre de l’instruction de Dijon a ordonné cette nouvelle expertise, confiée à des experts reconnus, qui n'ont pas encore été identifiés. Selon des sources, L'Est républicain aurait rapporté que les résultats de cette analyse pourraient prendre plusieurs mois à être publiés, relançant ainsi le dossier, qui avait déjà été dynamisé par une expertise réalisée par un spécialiste suisse.
Une enquête semée d'embûches
Ce nouvel examen a pour but d'évaluer une première étude menant à la mise en examen de Jacqueline Jacob. Ce dernier révélait que la grand-tante aurait rédigé trois lettres menaçantes envoyées à la famille Villemin en 1983, dont une qui affirmait : « Je vous ferai votre peau. ». Selon un expert suisse, il aurait été établi que Mme Jacob avait aussi écrit la lettre de revendication du crime, envoyée le jour même où le corps de Grégory a été retrouvé.
À 81 ans, Jacqueline Jacob est déjà mise en examen pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation de l’enlèvement de Grégory ». Ses avocats dénoncent ce qu'ils considèrent comme une nouvelle « erreur » dans une enquête marquée par des couacs. En 2017, elle avait déjà été mise en examen pour « enlèvement et séquestration suivie de mort », mais ces poursuites avaient été annulées pour vice de forme un an plus tard.
Les espoirs d'une avancée
François Saint-Pierre, avocat des parents de Grégory, a exprimé son optimisme à propos de cette nouvelle expertise, espérant qu'elle confirmera les conclusions de la première analyse. « Si cette vérification confirme la première expertise suisse, cela pourrait justifier un renvoi de Jacqueline Jacob devant la cour d’assises, même si elle demeure présumée innocente », a-t-il mentionné. Les avocats de Jacqueline Jacob n'ont, pour leur part, pas répondu aux sollicitations de l'agence AFP.







