La question de la panthéonisation de Samuel Paty a récemment été ravivée par une tribune rédigée par sa sœur, Gaëlle Paty. Invitée sur RTL, elle a évoqué son espoir que son frère soit reconnu pour son engagement en tant qu'enseignant, symbolisant le dévouement des professeurs à travers la France, alors qu'un procès en appel se prépare le 26 janvier.
Le gouvernement envisage-t-il la possibilité d'honorer Samuel Paty au Panthéon ? Le ministre de l'Éducation nationale a, le 22 janvier, déclaré qu'il était essentiel de "réfléchir" à cette question. Ce commentaire a suscité une lueur d'espoir chez Gaëlle Paty, qui a récemment publié une tribune dans le journal Libération, exprimant le souhait de voir son frère panthéonisé.
Lors de son intervention sur RTL Midi, à l'occasion de l'invitation de la journaliste Amandine Bégot, elle a exprimé sa satisfaction de voir ce sujet abordé. "Il est temps de reconnaître le rôle vital que mon frère et les enseignants de France jouent au quotidien dans l'éducation et la vie républicaine", a-t-elle déclaré.
Il fait partie de tous ces enseignants qui croient en la mission de l'école
Gaëlle Paty
Gaëlle Paty a souligné que son frère, loin d'être un héros, représentait l'ensemble des enseignants qui assument leur mission éducative avec ferveur. Elle a comparé ces figures discrètes à des "héros tranquilles", citant Robert Badinter et évoquant l'importance de reconnaître le travail de ces éducateurs, surtout après le tragique attentat qui a coûté la vie à son frère.
Le procès en appel s'ouvre lundi 26 janvier
Le procès en appel des quatre personnes impliquées dans l'assassinat de Samuel Paty débutera également le 26 janvier. Gaëlle Paty espère obtenir la confirmation des verdicts prononcés lors du premier procès, qu'elle a jugé satisfaisants. "Nous avons besoin d'entendre des réponses claires de la part des accusés, car beaucoup d'interrogations demeurent", a-t-elle déclaré sur RTL.
Elle souhaite que ce procès offre davantage de clarté sur les motivations des accusés. "L'absence de prise de parole et la dénégation constatée durant le premier procès étaient frustrantes pour les familles. Il est essentiel qu'ils reconnaissent leur rôle dans cette tragédie", a-t-elle conclu, appelant à une prise de responsabilité de la part des coupables.







