Deux jeunes, âgés de 17 et 20 ans, se trouvent au cœur d'une affaire de cybercriminalité ayant touché les rectorats de La Réunion, de Reims (Marne) et de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Selon les autorités, leur motivation principale serait de se vanter de leurs actes auprès de leurs pairs.
Mis en examen à Paris, ils font face à des accusations sérieuses, incluant l'accès et l'introduction frauduleux à des systèmes, ainsi que l'entrave à des données automatisées. Ce délit a été qualifié de bande organisée, impactant notamment des systèmes étatiques.
En septembre 2025, les deux suspects auraient initié des cyberattaques qui ont entraîné le défacement de plusieurs sites Internet. "Il s’agit de modifier l’apparence d’un site pour y afficher des messages provocateurs", a précisé une source judiciaire proche de l'enquête.
L’un des suspects lié à un groupe de hackers
Une enquête a été ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, confiée à l’OFAC (Office anti-cybercriminalité) de Nanterre. Les recherches ont abouti à l'identification des deux suspects. Tom, le plus âgé, faisait déjà l'objet d'une surveillance pour son implication au sein du groupe Lightsec. Son complice n’avait pas encore de casier judiciaire.
Les interpellations ont eu lieu à Caen (Calvados) et Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), où leur matériel informatique a été saisi. Placés en garde à vue à l’OFAC, les jeunes hommes ont rapidement reconnu leur culpabilité. Ils auraient admis avoir commis ces délits dans le seul but de briller auprès de leurs amis. L’avocat de Tom, Me Ambroise Palle, a pour sa part choisi de ne faire aucun commentaire sur cette affaire.







