À Sainte-Léocadie, un village de 157 âmes niché dans les Pyrénées-Orientales, Jean-Marie Aris, âgé de 77 ans, s'apprête à céder le témoignage de sa fonction après un neuvième mandat. La dynastie Aris gère la commune depuis plus de 130 ans, une tradition ancrée dans l'histoire locale.
Il est intéressant de noter que la famille Aris est à la tête de Sainte-Léocadie depuis 1894, un héritage qui perdure depuis 132 ans. Ce petit village, perché à 1 200 mètres d'altitude, a connu une transformation notable grâce à l'action de ses maires successifs. Jean-Marie Aris a été élu pour la première fois en 1973 à l'âge de 27 ans, suite au décès subit de son père, Michel, qui est décédé d'une crise cardiaque.
À l'approche de mars 2026, l'actuel maire évoque son souhait de passer le relais après cinq décennies de gestion, durant lesquelles la charge administrative n'a cessé d'augmenter : "Aujourd'hui, pour être maire, il faut être à la retraite ou très libre", confiait-il à France 3 Occitanie.
Un héritage vivant
Jean-Marie Aris, qui a d'abord exercé comme commerçant, a pris les rênes de la mairie à plein temps dans les années 2000. Son action a profondément modifié le visage de la commune, favorisant la construction de résidences secondaires : le nombre d'habitants a grimpé de 6 en 1973 à 467 en 2020, selon des données de l'Insee.
Cette politique de développement a également entraîné la mise en place d'un lotissement communal réservé aux "gens du pays", visant à aider les résidents historiques à acquérir un logement face à la flambée des prix immobiliers, comme le souligne Ouest-France.
Le fils de Jean-Marie n'étant pas pressenti pour reprendre le flambeau — il travaille actuellement aux Galeries Lafayette à Perpignan — la question de la succession au sein de cette famille emblématique se pose avec acuité, marquant potentiellement la fin d'une ère.







