Les enquêteurs avancent des pistes sur l'accident de train survenu dans le sud de l'Espagne, où 45 personnes ont perdu la vie. Ils s'intéressent notamment à la présence d'« entailles » sur les roues du train qui a réussi à rester sur les rails. Ces observations pourraient suggérer une rupture préjudiciable d'un rail avant la collision fatale.
Les investigations de ce drame, survenu lors de la collision de deux trains, se concentrent sur l'hypothèse d'une défaillance structurelle au niveau d'une soudure. D'après un rapport préliminaire de la Commission d'Enquête sur les Accidents Ferroviaires (CIAF), des analyses ultérieures seront nécessaires pour valider cette théorie.
Des entailles inquiétantes
« L'hypothèse de la rupture du rail avant le passage du train est défendue par la présence d'entailles sur les roues des voitures non déroutées », mentionne le rapport. La CIAF souligne que cette situation pourrait indiquer que la voie avait déjà subi des dommages avant le drame et que des encoches similaires ont été notées sur d'autres trains ayant circulé peu avant l'accident.
« Bien que ces pistes soient crédibles, il est primordiale de rappeler qu'il ne s'agit pour l'instant que d'hypothèses », avertit un porte-parole de la CIAF. Le gouvernement a déjà exclu la thèse du sabotage, tandis que le ministre des Transports, Óscar Puente, insiste sur la nécessité d'une approche rigoureuse et exhaustive pour déterminer les causes de cette tragédie.
La publication du rapport final est attendue dans plusieurs mois, mais les familles des victimes espèrent des réponses rapides. Comme le souligne un expert en sécurité ferroviaire, « la sécurité des infrastructures est cruciale pour éviter que de tels drames ne se reproduisent ». Les circonstances précises du déraillement restent floues, mais les premiers éléments pourraient presager de graves conséquences pour l'exploitation ferroviaire en Espagne.







