Les événements remontent à plus de dix ans, mais l'ombre du passé hante aujourd'hui le monde du stand-up. En mars 2023, dans un élan de révélation similaire au mouvement #MeTooStandUp, Elise Vigné, comédienne de doublage, a porté plainte pour « viol commis en réunion », pointant du doigt Djimo et son confrère Lenny M’Bunga pour des incidents qui se seraient produits en septembre 2015.
Dans le cadre de cette affaire, un point d'information relayé par Mediapart et corroboré par France Info, révèle que Djimo a été officiellement mis en examen pour viol. En revanche, Lenny M’Bunga demeure en tant que témoin assisté.
Une accusation qui soulève de nombreuses questions
Elise Vigné a décrit, dans son témoignage, une situation troublante et complexe. Alors qu’elle avait consenti à une relation avec Lenny M’Bunga, elle affirme avoir été obligée à des actes non souhaités par Djimo, qui serait entré dans une pièce dans laquelle elle se trouvait déjà. Cette déposition a suscité l’intérêt et la préoccupation au sein de la communauté artistique.
En mai 2024, un humoriste anonyme a avoué à 20 Minutes avoir été témoin de discussions lors d’un événement au Paname Art Café, où ces allégations avaient été évoquées avec désinvolture. Le climat était tel que des rires ont retenti autour de la situation inhabituelle, alimentant ainsi la rumeur au sein du milieu du stand-up.
Durant plus de deux ans, Djimo et Lenny M’Bunga avaient nié les faits. Les avocats de Djimo ont récemment exprimé leur surprise face à la mise en examen de leur client. Ils affirment qu’« aucun nouvel élément » n’a été présenté après le dépôt de la plainte en 2023. Ils envisagent d’ailleurs de contester cette décision en justice.







