L'Union européenne (UE) envisage de classer les Gardiens de la révolution d'Iran parmi les organisations terroristes. Cette déclaration a été faite par Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, quelques jours avant une réunion cruciale des ministres des Affaires étrangères de l'UE. "Si vous agissez comme un terroriste, vous devez en subir les conséquences", a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse.
La France, de son côté, a proclamé sa volonté de soutenir cette décision. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que "la répression inacceptable" du peuple iranien devait trouver une réponse. Ces propos font écho à la colère exprimée par les groupes de défense des droits de l'homme qui accusent les Gardiens de la révolution d'avoir organisé une répression sanglante contre les manifestants, dont des milliers ont perdu la vie.
Des conséquences alarmantes à prévoir
Cette proposition, soutenue par des nations comme l'Italie, entraîne un débat intense au sein de l'UE. Les critiques soulignent que de telles actions pourraient générer des "conséquences destructrices" pour les relations déjà tendues entre l'Europe et Téhéran. Actuellement sous plusieurs sanctions, les Gardiens de la révolution voient leur situation se durcir encore plus avec cette nouvelle décision. Kallas a également annoncé l'application de sanctions supplémentaires ciblant 21 entités et individus liés à l'organisation, impliquant des restrictions de voyage et le gel d'avoirs en UE.
Dans un contexte régional déjà volatil, les tensions pourraient s'accentuer, d'autant plus que l'Iran a averti des effets néfastes de cette inscription sur la stabilité. Des sanctions similaires toucheraient aussi les personnes aidant la Russie dans son conflit en Ukraine, ce qui illustre l'internationalisation des enjeux liés aux Gardiens de la révolution.







