Lors de la 60e édition du Super Bowl, Bad Bunny a présenté une performance explosive qui a captivé une moyenne de 128,2 millions de téléspectateurs, selon des données de Nielsen. Bien que cette performance ait frôlé les records, elle n’a pas surpassé les 133,5 millions de Kendrick Lamar l’an dernier ni le célèbre concert de Michael Jackson en 1993, qui avait rassemblé 133,4 millions de personnes.
La présence de la star portoricaine a fait l'objet de nombreuses controverses, notamment en raison des critiques de certains groupes de la droite américaine qui remettaient en question son statut d’artiste « américain », ignorant le fait que Porto Rico est un territoire des États-Unis depuis 1898. Dans une déclaration controversée, l'ancien président Donald Trump a qualifié la performance de Bad Bunny d’« affront à la grandeur de l'Amérique », ce qui a suscité des réactions mitigées parmi les fans.
Malgré ces polémiques, Bad Bunny a su sortir son épingle du jeu en proposant un spectacle vibrant, riche de références culturelles à Porto Rico et ponctué par des symboles latino-américains. La clôture de son concert a vu le déploiement de drapeaux représentant divers pays d'Amérique latine, affirmant ainsi l’identité collective du continent.
Le Super Bowl est historiquement l’événement le plus regardé aux États-Unis. Pour cette édition, le duel entre les Seahawks de Seattle et les Patriots de Nouvelle-Angleterre a attiré en moyenne 124,9 millions de téléspectateurs sur NBC et ses plateformes associées, faisant de cette finale le deuxième Super Bowl le plus suivi à ce jour, après celui de l’année précédente. Le match, pourtant très défensif et gagné par les Seahawks sur un score de 29 à 13, n’a pas entaché l'engouement des fans pour cet événement incontournable.
Alors que les audiences restent élevées, Bad Bunny a démontré que l'inclusion de voix diverses est essentielle pour un Super Bowl qui cherche à refléter toute la richesse culturelle de l'Amérique. Comme l'a souligné un expert de l'industrie musicale, « la performance du Super Bowl continue d'être un miroir des transformations sociétales et culturelles en cours ». Cette édition, marquée par le rythme entraînant du reggaeton, nous rappelle que la musique transcende les frontières et unit les peuples.







