Dans une interview accordée au journal Le Parisien, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a levé les inquiétudes quant à l'approvisionnement en carburant suite aux tensions au Moyen-Orient. Il a souligné qu'il n'y a "pas de risque d'approvisionnement, ni en gaz ni en essence, à court terme". Cette déclaration intervient alors que les prix des carburants connaissent une augmentation significative.
Une augmentation de 5 à 15 centimes pour le SP95
Depuis la semaine du 23 février, les tarifs des carburants ont enregistré une hausse de 5 à 15 centimes pour le SP95 et de 15 à 20 centimes pour le gazole. Le ministre a affirmé qu'il surveillait les prix attentivement, signalant que "nous suivons les prix deux fois par jour" afin de maintenir une certaine stabilité sur le marché.
"Je n’ai pas d’inquiétude pour le mois qui vient", a-t-il déclaré, en ajoutant que les réserves stratégiques ne sont pas encore concernées par cette fluctuation. Il a poursuivi : "Le pétrole continue d'arriver et d'être raffiné, donc le risque principal demeure l'éventuelle panique des consommateurs, non une véritable pénurie."
Pour anticiper d'éventuels abus sur les prix, Lescure a ordonné des contrôles quotidiens dans les stations-services, afin d'éviter que certaines ne profitent de la situation actuelle. Les vérifications se font régulièrement pour s'assurer que les prix restent raisonnables.
En ce qui concerne les prix du gaz, il a également précisé que les augmentations des marchés devraient être imperceptibles pour les foyers, avec un impact estimé de seulement quelques euros, et ce, probablement après le mois de mai, lorsque la consommation diminue habituellement au printemps.







