Ce mardi, lors de son procès en appel à Paris, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a été interrogé sur ses déclarations concernant Claude Guéant, son ancien directeur de cabinet, qui n'a pu être présent en raison de problèmes de santé. L'absence de Guéant a soulevé de nombreuses questions, notamment de la part de son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi.
Cela a été l'occasion pour Sarkozy de s'exprimer sur une attestation déposée par Guéant, qui conteste certaines allégations formulées à son encontre. Dans sa déclaration, Guéant insiste : "Je n'ai jamais reçu ni sollicité d'argent de quiconque". Cette affirmation, lue pendant l'audience, remet en cause la crédibilité de l'ancien président et fait écho aux soupçons quant au financement libyen de sa campagne de 2007.
La tension a monté lorsqu'Olivier Géron, le président de la cour, a souligné les divergences entre les récits de Guéant et de Sarkozy. L'ancien président a exprimé ses doutes sur la loyauté de son ex-collaborateur : "Je ne peux pas m'expliquer pour tout le monde…" a-t-il déclaré.
Dans cette même accalmie, Sarkozy a défendu son point de vue, méthodiquement étayant ses propos : "Il n'y a eu aucun financement libyen dans ma campagne, je n'ai pris aucun engagement auprès de Senoussi". Ces mots ont semblé assurer à ses soutiens qu'il maintient sa ligne de défense, malgré les accusations.
Sur le plan judiciaire, la défense de Guéant s'est attachée à rappeler ses propres efforts dans cette affaire, mettant en avant l'épisode d'un dîner à Tripoli en 2007, qui pourrait avoir des implications sur les accusations d'association de malfaiteurs. Guéant a affirmé : "Nicolas Sarkozy m'a fait appeler pour que Kadhafi répète devant moi ses inquiétudes". Cette déclaration vise à renforcer sa position face aux accusations croissantes de négligence.
La déclaration lue ce jour-là jette une lumière nouvelle sur la collaboration entre les deux hommes et sur les possibles zones d'ombre concernant leur relation professionnelle. "On n'a pas les mêmes souvenirs" a rétorqué Nicolas Sarkozy à Guéant, soulignant les incompréhensions entre eux.
Le procès se poursuivra avec de nouvelles audiences, mais la dynamique entre Sarkozy et Guéant semble avoir pris un tournant significatif. Alors que les accusations persistent, les observateurs s'interrogent sur la solidité des fondations sur lesquelles repose cette défense.







