Suite à une saisie par Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, le déontologue de l'institution a validé l'absence de manquement concernant le député Charles Alloncle et sa collaboratrice. Cette information, confirmée par l'AFP, émerge après la publication par Paris Match de photos du député et de sa collaboratrice, présentée comme sa compagne.
En 2017, les lois pour la confiance dans la vie politique avaient introduit des restrictions strictes sur l'emploi des membres de la famille proche comme collaborateurs, visant à éviter toute situation de conflit d'intérêt. Les sanctions prévues vont jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
Après avoir rencontré les personnes concernées, le déontologue Rémi Schenberg a notifié à Mme Braun-Pivet qu'aucune relation de mariage, Pacs ou concubinage ne liait Alloncle et sa collaboratrice, selon les sources proches de la présidence de l'Assemblée.
Charles Alloncle a commenté : "La loi encadre strictement ce type de situation. Depuis le début, je n'avais de cesse de le clamer." Il a également précisé avoir fourni des documents affirmant des domiciliations personnelles dans le cadre de l'enquête.
L'ancien rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a exprimé sa frustration face à la polémique : "Je trouve cela regrettable que l'on ait porté atteinte à l'honneur de ma collaboratrice et à mon propre honneur. "
Concernant l'avenir de sa collaboratrice au sein de son équipe, Alloncle a affirmé : "Je suis heureux de pouvoir la compter parmi (s)on équipe" et a loué "sa grande compétence". Cette affaire soulève des questionnements sur la transparence et l'éthique au sein des institutions, témoignant d'une vigilance accrue nécessaire autour des relations d'emploi et des représentants élus.







