Lors d'une intervention le 3 juin, Sébastien Lecornu a affirmé qu'"il n'y aura pas de solution globale à la crise iranienne sans aborder la question libanaise". Il a plaidé pour un "cessez-le-feu", tout en reconnaissant que celui-ci est "fragile" et que la situation actuelle semble davantage être "un cessez-le-feu par le feu".
"Israël doit mettre fin à cette guerre et à l'occupation illégale de son territoire libanais", a-t-il insisté, ajoutant que les actions du gouvernement israélien compromettent à long terme la sécurité de l'État d'Israël lui-même. Ses opérations militaires en cours ne font qu'accroître l'insécurité et la tension dans toute la région.
Le Premier ministre français considère que la stratégie de guerre permanente menée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit être "combattue". Il a appelé à un engagement commun avec les partenaires régionaux et les États-Unis.
soutien à l'armée libanaise et désarmement du hezbollah
Lecornu a également souligné l'importance de renforcer l'État libanais, qui a fait des progrès significatifs. "Il y a quelques années, le Liban n'avait pas de leader légitime, mais maintenant, il y a un gouvernement en place", a-t-il déclaré, insistant sur le fait que le désarmement du Hezbollah est crucial pour l'affirmation de cet État.
Il a évoqué les "vides à combler" en matière de soutien militaire, promettant que la France fournirait "des matériels supplémentaires" à l'armée libanaise, sur le modèle d'une aide antiterroriste. Lecornu a également mis en lumière la nécessité de clarifier les circonstances entourant la mission de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban, en cours jusqu'à fin 2026.
une augmentation de l'aide humanitaire
Le Premier ministre a conclu en annonçant que la France allait doubler, voire tripler, son aide humanitaire à la population libanaise dans les semaines à venir. "Il y a une urgence", a-t-il souligné, affirmant qu'il n'y aurait pas de réduction des ressources allouées à cette assistance.







