La Chambre régionale des comptes (CRC) a donné son feu vert au nouveau budget primitif du Département de la Gironde, voté le 11 juin dernier, après avoir rejeté une première version en avril dernier. Cette validation, intervenue le 22 juin, n'est pas sans susciter des interrogations, compte tenu de la situation financière tendue de la collectivité.
Malgré un travail acharné pour rectifier les anomalies, le Département de la Gironde continue d'éprouver des difficultés budgétaires significatives. Selon un rapport de Sud Ouest, la CRC a exprimé des réserves sur les prévisions de charges de personnel, soulignant que les montants inscrits pour les intérêts moratoires reliés aux retards de paiement sont insuffisants.
La CRC a noté : "Le Département a mis en œuvre la majorité des modifications demandées, tant en termes de dépenses que de recettes." Pourtant, les ajustements apportés, qui portent le déficit prévisionnel à 119 millions d'euros pour fin 2026, sont jugés marginaux comparés à un budget total d'1,8 milliard d'euros. Ce chiffre témoigne d'une réelle volonté de retour à l'équilibre financier, malgré un effort financier de 54 millions d'euros annoncé par le Département.
Des améliorations mais des défis persistants
Cette situation souligne le dilemme auquel fait face la collectivité, qui, tout en cherchant à restaurer sa crédibilité financière, doit faire face à un contexte économique difficile. L'institution a indiqué qu'un travail collaboratif avec les services de l’État et les financeurs serait crucial pour parvenir à des résultats tangibles.
Enfin, la CRC a précisé qu'elle continuerait de suivre de près l'évolution du compte financier unique qui documente les résultats de l'année 2025. Ce dernier est particulièrement controversé, notamment en raison des divergences persistantes entre la CRC et le Département sur le montant du déficit final. Selon les experts, les réactions à cette approbation budgétaire influeront sur les prochaines steps de la gouvernance économique du Département, notamment l'amélioration de la fiabilité budgétaire.
Alors que la Gironde tente de naviguer à travers ces turbulences financières, l’observation de la CRC et des organismes externes demeurera cruciale. Les mois à venir seront déterminants pour mesurer si cette validation se traduira par une réelle amélioration des finances publiques locales.







