Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a révélé que 74 décès par noyade ont été déplorés depuis le début de la canicule, le 18 juin. Cette tragédie est en grande partie liée à la forte chaleur que subit le pays.
Dans une interview accordée au Parisien, Nuñez a précisé que la majorité des accidents se sont produits sur des « plans d'eau non autorisés et non surveillés, comme les rivières et les étangs ». Il a également noté un nombre significatif de noyades dans des piscines privées.
Le ministre a signalé des incidents d'hydrocution et de suractivation cardiaque, notamment des décès provoqués par des crises cardiaques dues à la chaleur extrême.
Une vigilance accrue face à l'augmentation des interventions
Sur le sujet des décès en période de canicule, Nuñez a renvoyé vers le ministère de la Santé pour des chiffres précis, mais a évoqué une « surmortalité » à Paris, avec une hausse de 122 % des interventions d'urgence en Île-de-France par rapport à l'année précédente.
« Les personnes de plus de 65 ans sont particulièrement vulnérables », a-t-il noté.
Face à ces critiques d'inaction, le ministre a défendu l'efficacité de la réponse gouvernementale, affirmant que « tous les services ont été mobilisés » et qu'il y avait une préparation en amont pour cette canicule.
Sur le long terme, il a évoqué la nécessité d'interroger notre infrastructure en climatisation et le design des bâtiments publics afin de mieux s'adapter aux nouveaux défis climatiques.
Concernant d'autres conséquences de la canicule, Nuñez a exprimé son inquiétude au sujet des feux de forêt, tout en réaffirmant que les services d'urgence étaient prêts. « Nous pouvons intervenir massivement sur un incendie en moins de dix minutes », a-t-il déclaré.
Il a également indiqué que 336 mesures avaient été prises en réponse à la canicule, parmi lesquelles 64 arrêtés d'interdictions d'événements sportifs et 14 pour des événements culturels, comme le festival Solidays à Paris.







