Les États-Unis et l'Iran ont renoué avec une escalade inquiétante, échangeant des frappes ce samedi et s'accusant mutuellement d'enfreindre le cessez-le-feu instauré le 17 juin. L'ancien président Donald Trump a ravivé ses déclarations menaçantes, suscitant des craintes d'une nouvelle intensification du conflit.
"L’armée iranienne a annoncé avoir ciblé des installations américaines à Bahreïn et au Koweït tôt ce dimanche," a rapporté The New York Times. Cette offensive est la dernière d'une série de frappes "réciproques" qui ont débuté jeudi, menaçant de compromettre les discussions pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
D'après les médias iraniens, les Gardiens de la révolution ont "frappé huit cibles américaines — y compris une base navale à Bahreïn et la base aérienne Ali Al Salem au Koweït — en réponse à des frappes américaines", a précisé le quotidien. Les autorités américaines, de leur côté, ont assuré que ces attaques n'avaient causé ni victimes ni dommages importants, comme l'a rapporté Reuters.
La veille, les forces américaines avaient déjà mené des frappes sur dix cibles, touchant "des infrastructures militaires iraniennes et des moyens de surveillance", se présentant elles-mêmes comme une réaction à l'attaque contre un pétrolier panaméen par un drone iranien.
Toutefois, ces échanges de frappes devraient se révéler les pires depuis la signature du cessez-le-feu, comme le note Middle East Eye. Les deux nations semblent également retourner vers une rhétorique belliqueuse, l'Iran affirmant qu'éventuelles attaques seraient suivies d'une "riposte implacable".
Les Gardiens de la révolution ont averti que "toute agression ennemie, même mineure, entraînera des conséquences sévères". La BBC a rapporté que l'Iran considérait l'attaque d'un cargo comme une violation de l'accord de paix provisoire, affirmant que les Américains n'avaient, en conséquence, pas de légitimité à leurs frappes.
Trump, quant à lui, a accusé l'Iran d'avoir "encore une fois violé le cessez-le-feu" suite à ces événements. Il a même menacé que "si nous devons utiliser la force, l'Iran cessera d'exister", comme l'a remarqué Al-Jazeera.
Ce regain de tensions soulève des questions sur la viabilité du cessez-le-feu. Dans le cadre d'un accord signé entre le Liban et les États-Unis, le Hezbollah a exprimé des réserves, le secrétaire général Naïm Qassem qualifiant l'accord de "grave erreur".
Israël, de son côté, prépare une occupation prolongée au Liban, tendant à prouver un engagement face aux menaces de l'Iran dans la région.







