Le candidat à la présidentielle Gabriel Attal se prononce pour "desserrer la tenaille" entre le Rassemblement national et La France insoumise. Son ambition est d'éviter que ces deux partis ne s'affrontent au second tour en rassemblant "au-delà" de la droite et du centre, à l'instar de son concurrent Édouard Philippe.
Dans une tribune publiée par La Tribune Dimanche, il déclare : "Si le risque d'un second tour opposant le RN et LFI est avéré, cela ne suffira pas. Il faudra aussi rassembler pour se donner de la force".
Gabriel Attal, actuellement secrétaire général du parti Renaissance, entend d'abord rassembler les partisans partageant les mêmes valeurs dans l'espace central.
Le RN et LFI, "alliés malgré leurs oppositions" selon Attal
Il déclare : "Beaucoup évoquent un rassemblement de la droite et du centre, mais je le répète : ce rassemblement est trop étroit. Il ne suffira pas". Il appelle ainsi à un rassemblement "plus large" qui s'adresse à "tous les Français, sans exception et d'où qu'ils viennent".
Attal met en garde contre le "risque" d’un duel au second tour entre Jean-Luc Mélenchon de LFI et le candidat du RN, qu'il qualifie de "pacte nationalo-Insoumis". Il précise que ces deux forces politiques, malgré leurs divergences, dépendent l'une de l'autre pour exister.
"LFI envisage de devenir le premier parti d'opposition en cas de victoire du RN, tandis que le RN espère un affrontement face à LFI", développe-t-il.
Une vision critique des méthodes du RN et de LFI
Attal critique également les pratiques de ces partis, jugeant que Jean-Luc Mélenchon représente "le nouveau Trump français", en raison de sa culturation de la personnalité et d'une "stratégie du chaos permanent", comme l'écrit Le Figaro dans ses analyses politiques.
Concernant le RN, il impressionne que le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen emprunte "de plus en plus un discours similaire aux discours de Poutine". Il souligne leur penchant pour diffuser la propagande anti-Ukraine et s'attaquer systématiquement aux institutions judiciaires.
Actuellement, les sondages d'intentions de vote indiquent qu'Attal est devancé au sein du bloc central par Édouard Philippe, un autre ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron.







