La députée écologiste Clémentine Autain a clairement fixé sa position ce samedi, qualifiant la décision des socialistes de choisir une primaire fermée de "clou dans le cercueil" pour toute initiative de primaire unitaire, et a décidé de ne pas "ajouter une candidature de plus" au paysage déjà morcelé de la gauche pour la présidentielle à venir.
Dans une déclaration qui a résonné sur France 2, elle a exprimé sa déception face à ce qu'elle perçoit comme un refus des socialistes de s'engager dans un processus inclusif. "Cela signifie qu'il n'y aura pas de primaire ouverte pour la gauche non-mélenchoniste", a-t-elle affirmé, rappelant les ambitions d'autres anciens membres de LFI, dont François Ruffin.
"Est-ce que je vais ajouter une candidature de plus ? La réponse est non", a-t-elle insisté, qualifiant d'"irresponsable" la prolifération des candidatures actuelles à gauche. Elle a souligné que son "combat est le rassemblement de la gauche et des écologistes", signalant la nécessité d'une stratégie unie pour avoir une chance au second tour contre l'extrême droite.
Une primaire unitaire désormais "enterrée"
Le choix des militants socialistes de restreindre leur primaire aux seuls membres du parti, ainsi qu'aux alliés proches, renforce la perspective d'une division à gauche. Dans cette optique, il semble que la candidature de Raphaël Glucksmann, favorisée par une frange du PS, s'estompe toutefois, obligeant d'autres leaders comme Marine Tondelier à reconnaître que la primaire unitaire se retrouve sur le banc des accusés.
Quel avenir pour le PS ?
Clémentine Autain n’hésite pas à qualifier cette décision comme un pas en arrière pour le PS, qui choisit de se rapprocher du centre et de la droite, plutôt que d'embrasser une coalition de gauche. Elle s'est montrée ouverte à soutenir Jean-Luc Mélenchon si celui-ci réussit à faire preuve de leadership à gauche à l'automne prochain. "Sa responsabilité sera de créer les conditions du rassemblement", a-t-elle déclaré, malgré des tensions visibles entre eux.
Dans cette dynamique, la question demeure : la gauche est-elle prête à surmonter ses vieux démons pour se réunir dans l'optique d'une victoire face à la montée de l'extrême droite ? Les mois à venir seront cruciaux pour déterminer la direction que prendra l'échiquier politique français.







