Emmanuel Grégoire, candidat socialiste pour les municipales à Paris, a récemment admis qu'il existe des « ratés » sur des sujets sensibles tels que la propreté, la sécurité et les violences sexistes. Lors d'une intervention sur TF1, il a souligné l'importance de ces enjeux face aux préoccupations grandissantes des Parisiens.
« Il est vrai qu'il y a des lacunes, et nous ne parvenons jamais à tout gérer de manière parfaite », a déclaré Grégoire. Concernant la propreté de la ville, il s'oppose à la privatisation de la collecte des déchets, une initiative soutenue par des adversaires politiques comme Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel. Selon lui, cette décision ne garantirait pas un service de meilleure qualité. Il insiste plutôt sur la nécessité de moderniser les équipements de nettoyage urbain.
Grégoire propose également de mieux sanctionner les incivilités, telles que les mégots de cigarette abandonnés dans la rue ou les déjections canines non ramassées. En ce qui concerne la sécurité, il a exprimé sa préoccupation face à la montée des violences, notamment celles dirigées contre les femmes, un phénomène qu'il qualifie de « dérangeant ». Pour contrer ce climat d'insécurité, il veut mettre en œuvre des mesures ciblées pour protéger les citoyennes dans l'espace public.
La montée de l'extrême droite à Paris l'inquiète également. Grégoire croit que cela reflète un sentiment général de déclin et d'inquiétude parmi la population. « Paris a toujours été une ville d'accueil pour les immigrés du monde entier », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de préserver cette tradition d'ouverture.
Ce constat de Grégoire semble partagé par plusieurs experts et observateurs de la vie parisienne. Selon un article du Monde, « l'insatisfaction croissante des Parisiens à l'égard de la propreté et de la sécurité pourrait influer sur les résultats des prochaines élections ». Ainsi, Grégoire doit agir rapidement pour répondre aux attentes d'une population de plus en plus exigeante.







