Alors que les débats autour du budget 2026 tournent à l'impasse à l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu, Premier ministre, devrait clarifier sa position « en fin de journée ». Dans un contexte où la souplesse budgétaire est cruciale, la décision de passer sous silence un vote parlementaire se profile.
Jeudi, le gouvernement a décidé de suspendre les débats prolongés. L'option d'un recours à l'article 49.3 pour faire adopter ce projet de loi de Finances n'est pas écartée. Selon des sources gouvernementales, cette démarche pourrait être perçue comme une nécessité pour éviter une paralysie prolongée des discussions et garantir la mise en œuvre des décisions budgétaires.
Le Premier ministre a également averti que des élections législatives anticipées pourraient découler d'un renversement de son gouvernement, un scénario qui pourrait coïncider avec les municipales programmées en mars. « Nous avons donné toutes ses chances au débat, mais un bloqueur persiste à l’Assemblée », a déclaré Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics.
La ministre a esquissé des pistes du gouvernement, notamment concernant les financements pour les collectivités locales. Dans le contexte actuel, où des élections municipales approchent, il est essentiel de trouver un consensus avec la droite au Sénat, désireuse d'augmenter les moyens alloués aux collectivités.
D'un point de vue fiscal, le gouvernement envisage de rétablir une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, une mesure qui, si elle était adoptée, pourrait générer 6,3 milliards d'euros de recettes. Toutefois, cet amendement a déjà rencontré des résistances, y compris de la part de certains députés du camp gouvernemental.
À l'approche de la reprise des discussions budgétaires prévue pour mardi après-midi, la tension monte. Les observateurs politiques s'interrogent sur la stratégie que choisira le Premier ministre : le 49.3 ou une ordonnance budgétaire (article 47) ? Cette décision déterminera le rythme et le cadre de l'adoption du budget pour l'année à venir.
Dans un contexte où la nécessité d'une gestion efficace des ressources financières est plus pressante que jamais, Sébastien Lecornu s'apprête à jouer une carte cruciale qui pourrait, une fois de plus, marquer l'histoire politique de la France.







