Après une mobilisation intense qui a duré dix jours, les médecins libéraux demeurent en grève, refusant de céder tant que leurs revendications ne sont pas pleinement satisfaites. Démarrée le 5 janvier, cette grève a été motivée par des inquiétudes croissantes concernant certaines mesures controversées du budget de la Sécurité sociale adoptées en décembre, ainsi qu'une perception d'autoritarisme dans la gestion du système de santé.
Au cours des jours de grève, près de 1.500 médecins, notamment des chirurgiens et anesthésistes, ont choisi de s’exiler symboliquement à Bruxelles pour éviter les réquisitions imposées par les préfectures en raison de l'obligation de permanence des soins. Philippe Cuq, président de l'organisation Le Bloc, a souligné l'importance de cette initiative, déclarant : "Ce n'était pas du tourisme, mais un effort collectif pour prouver que notre rôle est indispensable face à un hôpital en surcharge" (Franceinfo).
Jeudi dernier, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a proposé plusieurs mesures pour renouer le dialogue, telles que l'annulation des objectifs de réduction des prescriptions obligatoires. Cependant, les médecins restent sceptiques face à des promesses orales, insistant sur la nécessité d'engagements écrits, surtout en cas de changement à la tête du gouvernement.
En réponse à cette situation, Philippe Cuq a affirmé : "Lorsque nous recevons des annonces, nous voulons savoir quand et comment elles seront mises en œuvre. Des déclarations d'intention ne suffisent pas" (Le Monde). Malgré ces offres, certains médecins estiment qu'il persiste une atmosphère de contrainte, notamment en ce qui concerne la taxation des différents secteurs médicaux.
"Nous avons réussi à mobiliser des professionnels qui, en temps normal, ne se mettent jamais en grève. C’est un succès en termes de mobilisation, mais notre combat n’est pas terminé. Nous allons poursuivre notre action jusqu'à obtenir des résultats concrets" (Ouest-France). Au-delà des discours, la réalité sur le terrain pousse les médecins à maintenir leur grève des urgences et à revendiquer l’abandon de nouvelles règles qui pénaliseraient leur pratique.
La voie vers une réforme satisfaisante semble encore semée d'embûches, et les médecins libéraux sont déterminés à poursuivre le dialogue tout en restant vigilants sur leurs revendications. La mobilisation pourrait donner un nouvel élan pour faire entendre leur voix face aux décisions gouvernementales.







