Le président de la République, Emmanuel Macron, vient de lancer une initiative pour interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. Dans une vidéo partagée le 24 janvier, il a confirmé sa volonté d'accélérer l'adoption d'une loi, espérant qu'elle puisse entrer en vigueur à la rentrée prochaine.
Cette démarche s'inscrit dans le cadre d'une procédure accélérée que le gouvernement a choisie d'engager le 23 janvier. Cela permettra de réduire les délais nécessaires à l'adoption de cette législation. Le texte, soutenu par la députée Laure Miller, sera débattu à l'Assemblée nationale à partir du 26 janvier, comme rapporté par Franceinfo.
Macron a qualifié le projet de loi de "texte beaucoup plus simple", réaffirmant que son objectif est de protéger les jeunes des influences néfastes des plateformes numériques. "Il est temps que nous disions clairement que le cerveau et les émotions de nos enfants ne sont pas à vendre", a-t-il insisté, rappelant l'importance d'un environnement sain pour le développement des jeunes.
Les réactions face à cette initiative
Bien que cette initiative soit largement soutenue par des partis comme le Rassemblement national et Les Républicains, elle suscite également des critiques. La France Insoumise a déjà annoncé son intention de déposer une motion de rejet, avec des voix comme celle d'Arnaud Saint-Martin dénonçant un "paternalisme numérique". De même, Steevy Gustave, du groupe écologiste, décrit le plan comme étant "simpliste", bien que son groupe ne partage pas une position unanime.
Malgré ces réserves, l'engagement du gouvernement face aux dangers des réseaux sociaux reste un sujet de débat nécessaire. Les répercussions de cette législation pourraient changer la dynamique numérique pour de nombreux adolescents en France, un changement que le Conseil d'Etat a aussi salué, tout en suggérant des améliorations au texte initial.







