Le gouvernement chinois a annoncé, ce 24 janvier, qu’enquête serait ouverte sur Zhang Youxia, figure emblématique du commandement militaire et vice-président de la puissante Commission militaire centrale (CMC), ainsi que sur Liu Zhenli, chef d’état-major interarmées. Les deux sont accusés de "graves violations de la discipline et de la loi".
Cette affaire survient sur fond de rumeurs croissantes, exacerbées par l’absence remarquée de Zhang Youxia et Liu Zhenli lors d’une récente réunion dirigée par Xi Jinping, assisté par Zhang Shengmin. Ce dernier, récemment nommé vice-président de la CMC après l’éviction de He Weidong pour des motifs similaires, souligne une tension latente au sein de l'armée.
Une lutte anticorruption au cœur du régime
Depuis son accession au pouvoir en 2012, Xi Jinping a clairement marqué sa volonté d'éradiquer la corruption au sein du Parti communiste et de l'État. Selon certains analystes, cette campagne pourrait cependant servir d’outil pour neutraliser des rivaux politiques, alimentant ainsi des tensions internes. Le ministère de la Défense a déjà mis à jour la liste des responsables militaires ciblés, révélant un total de neuf individus placés sous enquête pour corruption.
Des figures établies comme l'ancien ministre de la Défense, Li Shangfu, ont été évincées pour des crimes similaires, ce qui témoigne d'une dynamique de pouvoir en constante évolution. Dans l'optique d’un meilleur contrôle de l'armée, la CMC continue de jouer un rôle prépondérant dans la consolidation du pouvoir du Parti.
Il reste à observer si cette enquête entraînera des répercussions à long terme sur le haut commandement militaire de la Chine, une institution qui a toujours été au cœur des priorités stratégiques du pays. La transparence et l’équité dans ces enquêtes seront scrutées de près par les observateurs internationaux.







