l'essentiel
À cinquante jours du premier tour des élections municipales, l'incertitude règne sur le futur maire de Paris. Un sondage Ifop révèle une compétition particulièrement serrée, où plusieurs candidats pourraient accéder au second tour, laissant la situation ouverte à diverses interprétations.
Alors que le premier tour des élections municipales approche, prévu pour le 15 mars 2026, il est difficile de prédire qui prendra les rênes de la capitale française. Une enquête récente d'Ifop-Fiducial réalisée pour Le Parisien, LCI et Sud Radio, souligne que la bataille pourrait être l'une des plus incertaines depuis plus de deux décennies. Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop, affirme que "nous sommes face à l'un des scrutins parisiens les plus ouverts depuis 2001" ; une situation qui pourrait changer à tout moment.
Emmanuel Grégoire en tête, mais sans large avance
Actuellement, Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche rassemblée, émerge avec 32 % des intentions de vote, un léger progrès par rapport aux sondages précédents. Ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, il bénéficie d’une dynamique au sein de la gauche, mais sans convaincre pleinement l’électorat de la maire sortante. Une partie de ces électeurs semble hésiter encore à le soutenir.
Derrière lui, Sophia Chikirou, candidate de La France insoumise, affiche 11 % des intentions de vote, un score qui, bien qu'insuffisant pour l’instant, laisse entrevoir une possible qualification au second tour.
Dati solide, mais concurrencée sur sa droite
Rachida Dati poursuit son chemin avec 28 % des intentions de vote et se positionne ainsi comme la principale concurrente d’Emmanuel Grégoire. Soutenue par Les Républicains, le MoDem et l’UDI, elle maintient une base électorale stable. Elle rappelle aux Parisiens : "J’appelle tous les Parisiens à me rejoindre. Faites-moi confiance pour un projet d’alternance".
Du côté droit, la situation est moins favorable pour Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons, qui accorde à peine 14 %, rendant son rêve de dépasser Dati de plus en plus complexe. Ses électeurs semblent moins certains de leur choix que ceux des autres candidats.
Enfin, Sarah Knafo, candidate de Reconquête, grimpe à 9 % des intentions de vote, se rapprochant du seuil de 10 % nécessaire pour le second tour, en attirant des électeurs du Rassemblement national.
Plusieurs scénarios… tous très serrés
Les projections pour le second tour montrent que l’élection peut basculer à tout moment. Différentes combinaisons pourraient donner lieu à un affrontement serré entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati. Dans une hypothèse où quatre candidats se maintiennent, les deux favoris pourraient se retrouver à égalité avec environ 38 %. Si Sophia Chikirou se maintient, cela pourrait désavantager Grégoire, tandis qu’un maintien de Pierre-Yves Bournazel serait plus favorable pour lui. En cas d'un duel direct entre Grégoire et Dati, le score serait autour de 50 % pour chacun.







