Le 11 octobre prochain marquera un tournant pour la gauche, avec une primaire destinée à réunir les candidats des différentes formations en vue de la présidentielle de 2027. Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, en défend les contours dans une interview accordée à Ouest-France, malgré des réticences dans plusieurs courants de gauche.
« Une primaire ouverte. » Lors d'une récente conférence de presse, la députée Clémentine Autain, représentant L'Après, a confirmé la tenue de cette primaire pour les membres de gauche excluant la France Insoumise, le Parti communiste et d'autres. Olivier Faure a exposé les détails de ce projet lors d'un échange avec Ouest-France, précisant que tous les prétendants doivent obtenir 500 parrainages de maires, comme c'est requis pour les élections présidentielles. La votation se déroulera à la fois sur le numérique et par le biais de bureaux de vote physiques. De plus, un engagement sur les valeurs de gauche sera demandé, accompagné d'une contribution symbolique de un à deux euros de la part des votants.
Mobiliser pour convaincre les absents majeurs
À l'heure actuelle, ce projet unit les socialistes, les écologistes, ainsi que certains anciens Insoumis, désormais rassemblés au sein de L'Après, tels que Clémentine Autain et Alexis Corbière, ainsi que des membres de Debout !, comme François Ruffin. Cela étant dit, deux figures marquantes de la gauche, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, ainsi que le Parti communiste, n'ont pas encore manifesté leur soutien à cette initiative.
La question se pose donc : quel sens donner à une primaire sans ces figures incontournables ? « À mesure que la présidentielle approche, la nécessité de se rassembler deviendra de plus en plus pressante », répond Olivier Faure. Selon lui, diviser la gauche lors du premier tour ne serait qu'un garant d'échec face à une extrême droite qui menace l'Élysée.
Cependant, le chemin semble semé d'embûches, même au sein du Parti socialiste. Si Olivier Faure admet que beaucoup ne sont pas enthousiastes à l'idée d'une primaire, il souligne que c'est la seule voie pour avancer vers l'unité. « Chacun sera libre d'être candidat. Il n'y a pas d'individu providentiel. Nos aspirations sont légitimes et doivent être examinées dans un cadre démocratique », assure-t-il, tout en restant ambivalent sur sa candidature personnelle : « Je n’en suis pas encore là. »







