Les tensions au sein de la Macronie s'intensifient. Élisabeth Borne, l'ex-Première ministre, a exprimé des critiques acerbes envers Gabriel Attal, le président de Renaissance, mettant en lumière des ambitions qu'elle juge personnelles. Lors d'une interview accordée à BFMTV, elle a affirmé : « Je ne pense pas qu’il soit mon patron », en réaction à sa décision de ne pas se rendre au meeting que son successeur organise mardi.
Dans son intervention, Borne a rappelé que l'urgence pour le mouvement est de se concentrer sur l'échéance municipale de mars prochain, malgré les ardeurs des présélections présidentielles qui s'annoncent : « On peut avoir l’échéance présidentielle en tête, il ne faut pas perdre de vue qu’avant, il y a une échéance municipale. » Elle insiste sur l'importance d'une implication locale, à la fois de Renaissance et de ses dirigeants, pour garantir des succès électoraux.
« L’agence de com’ de Gabriel Attal »
Borne n'hésite pas à faire entendre sa voix distincte et critique face à Gabriel Attal, le qualifiant de manière cinglante d'« agence de com’ ». Elle note : « Un parti politique doit être un collectif qui prépare un projet au service des Français, pas un outil d’une communication personnelle », une déclaration qui résonne fortement dans le contexte actuel, soulignant les fractures au sein de la majorité.
Les tensions au sein de Renaissance soulèvent des interrogations sur l’avenir du mouvement et sur la direction que prendra éventuellement Gabriel Attal, en pleine préparation pour de futures échéances. Selon les analyses politiques, cette rivalité pourrait avoir des répercussions sur la quête de pouvoir au sein de la Macronie, soulignant que l'unité est essentielle en cette période délicate.
La situation actuelle reflète un climat politique fracturé qui pourrait bien redéfinir les alliances et lever des questions sur la stratégie à adopter pour 2027.







