L'Union européenne s'apprête à frapper fort avec de nouvelles sanctions visant des hauts dirigeants des Gardiens de la révolution iranienne, l'organe militaire idéologique au service de la République islamique. Cette décision intervient suite à la répression sanglante de la récente vague de manifestations, a rapporté l'Agence France-Presse (AFP) le 27 janvier 2026, citant des sources diplomatiques.
Un total de 21 entités et individus, dont plusieurs responsables des Gardiens, seront visés par ces sanctions. Celles-ci incluent l'interdiction d'entrer sur le territoire européen ainsi que le gel des actifs au sein de l'UE. En outre, d'autres sanctions pourraient également toucher plusieurs personnes et organisations en Iran, accusées d'apporter un soutien à la Russie dans son conflit contre l'Ukraine, notamment via la fourniture de drones et de missiles, comme l'indiquent certains diplomates basés à Bruxelles.
Des sanctions qui doivent être approuvées par les États membres
Cependant, ces sanctions doivent recevoir une validation formelle de tous les États membres lors d'une réunion de leurs ministres des Affaires étrangères, prévue jeudi. Alors que l'Italie a suggéré d'ajouter les Gardiens à la liste des organisations terroristes, un consensus parmi les 27 semble difficile à atteindre, ce qui rend l'approbation incertaine.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), piloté par l'ayatollah Ali Khamenei, incarne une force armée d'une grande organisation, jugée responsable d'orchestrer la brutalité contre les manifestants en Iran.
6 000 morts lors des manifestations, selon une ONG
Les tensions internes à l'Iran s'aggravent alors qu'une ONG de défense des droits humains a confirmé la mort de plus de 6 000 personnes durant les récentes manifestations. L'enquête est toujours en cours concernant 17 000 autres décès éventuels, soulignant l'ampleur tragique de la situation en cours.
Les sanctions récemment élaborées s'inscrivent dans une continuité de mesures punitives déjà appliquées par l'UE, qui s'étend à environ 230 individus et entités, en réponse à des violations des droits humains, ainsi qu'à l'aide militaire apportée à la Russie depuis 2022. À ce jour, le climat politique et social en Iran ne laisse présager aucune amélioration imminente.







