Les streamers Naruto et Safine ont été soumis à une garde à vue à Nice, dans le contexte d'une enquête préliminaire liée à des incidents survenus sur la plateforme Kick, qui ont précédé la mort tragique de Jean Pormanove.
Le mardi 27 janvier, ces deux figures emblématiques du streaming, à la fois controversées et suivies, ont été appréhendées. Les accusations, relayées par des médias tels que RTL et BFMTV, incluent des "violences en réunion", certaines impliquant des armes, ainsi que des actes de violence envers des mineurs.
Bien que ces gardes à vue ne soient pas directement liées à la mort du streamer de 46 ans, elles s'inscrivent dans une enquête ouverte en décembre 2024, à la suite d'une investigation de Mediapart concernant la plateforme Kick. Sur celle-ci, Naruto et Safine ont été accusés d'humilier quotidiennement Jean Pormanove et un autre streamer, Coudoux, par le biais de jeux souvent jugés cruels.
Une mort tragique sans intervention extérieure
L'autopsie pratiquée sur Jean Pormanove en août a écarté l'hypothèse d'une intervention criminelle. Les médecins légistes ont conclu à une cause "d'origine médicale ou toxicologique", sans retrouver de lésions traumatiques significatives. Cependant, des ecchymoses et des lésion cicatricielles sur ses membres inférieurs ont été notées, amenant le procureur de Nice à indiquer que la mort n'était pas d'origine traumatique.
Lors d'une intervention sur RTL, Safine Hamadi a tenté de se défendre le 1er septembre 2025, soulignant : "Je ne suis pas responsable de la mort de Jean. Pour le monde entier, je suis un meurtrier, mais ce n'est pas moi qui l'ai tué. A aucun moment nous ne l'avons fait." Des déclarations qui soulignent la complexité de cette affaire, mêlant streaming, violence virtuelle et tragédie réelle.







