Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI), a exprimé son choc et sa compassion après la mort tragique de Quentin D., un étudiant issu de la mouvance nationaliste, tué lors d'une agression à Lyon. Lors d'un meeting électoral à Montpellier, il a déclaré : « Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches ».
Cette déclaration fait écho à son appel récurrent à la paix, alors qu’il rappelle avoir toujours affirmé que les membres de son mouvement sont « hostiles et opposés à la violence ». « Tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n’ont aucun rapport avec la réalité », a-t-il ajouté, précisant que c’est bien son mouvement qui subit des agressions.
Au même moment, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a accusé l’“ultragauche” d'être impliquée dans la mort de Quentin, qualifiant la position de LFI face à la violence politique de « complaisante ».
« C’est nous qui sommes agressés »
Selon le collectif identitaire Némésis, proche de l’extrême droite, l’étudiant aurait été agressé par des militants antifascistes durant une manifestation. Cette tension survient alors que des membres de LFI, dont l’eurodéputée Rima Hassan, étaient présentes lors de la confrontation.
Mélenchon a pris soin de réaffirmer l'innocence des membres de son parti, dénonçant « des récits truqués » et des calomnies. « Nous n’avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent. Ce sont des calomniateurs ! » a-t-il clamé lors de son discours.
Le parquet de Lyon a annoncé qu’il avait recueilli « plusieurs témoignages significatifs » dans le cadre de l’enquête qui se poursuit sur cette affaire tragique. Un point presse est prévu ce lundi à 15 heures pour faire le point sur les avancées de l'enquête.







