A l’approche du second tour des élections municipales de 2026, certains termes pourraient sembler complexes. Nous sommes là pour vous éclairer sur ces expressions qui dominent le débat politique.
Suite au premier tour, où des partis comme La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN) ont affiché une progression significative, tous les regards se tournent maintenant vers le second tour, prévu le 22 mars. Face à une dispersion des voix dans plusieurs municipalités, les partis devront s'associer pour espérer l'emporter. Le Parisien met à votre disposition un lexique des principales terminologies à connaître.
Désistement
Une liste ayant recueilli plus de 10 % des voix peut choisir le désistement, c'est-à-dire ne pas se présenter au second tour afin de favoriser une autre liste. Par exemple, à Marseille, le Parti socialiste (PS) fait appel à LFI pour se retirer et ainsi éviter une victoire du RN.
Dans une commune comme Graulhet (Tarn), le maire sortant du PS, Blaise Aznar, a pris la décision de se retirer après avoir terminé en troisième position, souhaitant ainsi contrer le RN, mais sans soutenir la liste de son ancien directeur de cabinet, Benjamin Verdeil, arrivé second. Cette information a été rapportée par La Dépêche.
Fusion et « fusion technique »
Une autre stratégie possible est la fusion, où une liste ayant au moins 5 % des voix au premier tour peut s'associer à une liste ayant obtenu 10 %. Cette alliance se traduit souvent par l'intégration de candidats d'une liste dans l'autre, en tenant compte de leurs performances respectives. La date limite pour ces manœuvres est fixée au mardi 18 heures, juste avant le second tour.
Actuellement, LFI préconise également une « fusion technique » avec les autres partis de gauche, un exemple concret étant à Lyon. Dans ce cas, des membres de LFI intégreraient la liste, sans siéger dans la majorité, ce qui leur permettrait de rester fidèles à leur programme. Grégory Doucet, maire sortant de Lyon, a affirmé dans Le Progrès qu'il souhaitait « appliquer tout notre programme ».
Triangulaire, quadrangulaire…
Selon les estimations de l'AFP, 1 771 communes en France ont vu plus de deux candidats qualifiés pour le second tour. En fonction du nombre de candidats, il s’agira d'une triangulaire, quadrangulaire ou, dans certains cas, d’une quinquangulaire. Sans désistements ni fusions, on aurait pu assister à des configurations encore plus nombreuses dans des communes comme Saint-Jean-de-Védas ou Paris.
Il est prévu que ce chiffre diminue considérablement après les annonces de désistements ou de fusions, qui auront lieu mardi soir.
Prime majoritaire
Enfin, la liste arrivée en tête au second tour bénéficie d'une « prime majoritaire » qui lui attribue automatiquement 50 % des sièges. En revanche, cette prime sera réduite à 25 % dans des grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille. La répartition des sièges restants se fait proportionnellement entre les listes ayant obtenu plus de 5 % des votes, rendant ainsi la majorité dans ces conseils municipaux moins solide. Le maire est ensuite élu lors de la première réunion du conseil, au plus tard le dimanche suivant le scrutin.







