Une analyse récente du ministère de l’Éducation nationale, publiée le 7 avril, dévoile une tendance inquiétante pour le système scolaire français : d'ici 2035, on pourrait observer une baisse de 14,2 % des effectifs, représentant environ 1,67 million d'élèves en moins. Cette diminution est principalement attribuée à la baisse de la fécondité, et ses effets varient selon les régions.
Les prévisions montrent qu'en 2035, les écoles, collèges et lycées, qu'ils soient publics ou privés sous contrat, compteraient 1 676 800 élèves de moins qu'en 2025. Ce chiffre a été publié dans un document de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), qui indique également que la baisse pourrait être plus marquée dans le primaire avec une diminution estimée de 15,2 %, par rapport à 13,2 % dans le secondaire.
Le document souligne que « la baisse des effectifs se profile de manière inégale selon les territoires. » Ainsi, les académies de Paris et Nice pourraient connaître des diminutions significatives, respectivement de 29,3 % et 11,6 %. À contrario, la Guyane pourrait voir une augmentation des effectifs dans le secondaire, estimée à 5,3 %.
Les projections s’appuient sur trois scénarios de fécondité : intermédiaire, haut et bas. Le scénario intermédiaire table sur un indice de fécondité de 1,5 enfant par femme d'ici 2030, stabilisé ensuite.
Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a régulièrement évoqué cette problématique, qualifiant la baisse démographique d’« inédite dans l’histoire de notre pays ». En conséquence, le gouvernement a prévu une réduction de 4 000 postes d’enseignants d’ici 2026, suscitant des tensions et des protestations à travers le pays.
Pour conclure, ces projections soulèvent d'importantes questions sur l’avenir de l’éducation en France. Les impacts économiques, sociaux et éducatifs de cette baisse démographique méritent une attention particulière, tout comme les réponses que pourrait apporter le système éducatif face à ces défis.







