Aurore Bergé, ministre déléguée à la Lutte contre les discriminations, a exprimé sa satisfaction ce mardi quant à la participation de tous les partis, y compris la France insoumise (LFI), aux consultations en vue d'élaborer un projet de loi visant à combattre les « formes contemporaines de l'antisémitisme ». Ce dynamisme survient après le retrait de la proposition de Caroline Yadan, initialement destinée à lutter contre l'augmentation des actes antisémites en France.
Elle a déclaré sur RTL : « Je préfère qu'ils soient tous autour de la table. Mon objectif est de rassembler, non pas d'enflammer le débat public. » Cette déclaration intervient après que LFI a initialement annoncé son refus de participer à la rédaction d'une nouvelle loi, mais a finalement accepté l'invitation de Bergé pour exprimer ses propres propositions.
Bergé, sans regret sur ses précédentes déclarations qualifiant LFI de « vecteur de nouvel antisémitisme », a souligné la nécessité d’une loi spécifique. Selon elle, de nombreux sujets liés à l'antisémitisme sont mal définis et échappent à la sanction. « Personne ne devrait être tenu responsable de ce qui se passe ailleurs », a-t-elle ajouté, faisant allusion aux tensions entre Israël et le mouvement antisioniste.
La proposition de Caroline Yadan, jugée controversée, avait été retirée en raison de préoccupations quant à sa capacité à nuire à la liberté d'expression. Des acteurs politiques ont redouté que cette loi ne crée un amalgame entre les juifs et Israël, ce qui pourrait aggraver les tensions.
Au cours des consultations, Bergé a également rencontré une dizaine d'associations et continuera ses discussions avec la Commission nationale consultative des droits de l'homme. Galina Elbaz, première vice-présidente de la Licra, a noté que cette démarche était une façon pour Bergé de s'enquérir des différentes opinions. Elle a mentionné que le consensus semble se diriger vers un texte englobant toutes les formes de haine, tout en prenant en compte l'antisémitisme lié à l'antisionisme.







