L'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale, depuis le début des hostilités avec les États-Unis et Israël le 28 février, ce qui a eu un impact majeur sur les marchés énergétiques mondiaux.
Le gouvernement iranien a déclaré ce mardi que les États-Unis n'étaient plus en mesure de « dicter leur politique » aux autres nations. Cette déclaration intervient alors que Washington étudie une nouvelle proposition de Téhéran visant à redonner accès au détroit d'Ormuz, essentiel pour le transit pétrolier.
Depuis le déclenchement de la guerre, ce passage stratégique est devenu un enjeu central dans les discussions visant à mettre fin au conflit. Selon un rapport de Le Monde, le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, a affirmé que « les États-Unis ne peuvent plus dicter leurs exigences à des nations souveraines » et qu’ils devaient renoncer à leurs « demandes irrationnelles ».
Les tentatives pour relancer les négociations concernant un cessez-le-feu durable et la réouverture du détroit, amorcées il y a plus de deux semaines au Pakistan, ont jusqu'à présent échoué. Selon d'autres sources, comme France 24, la situation reste particulièrement tendue malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis près de trois semaines.
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a confirmé qu'une nouvelle proposition iranienne était "en cours d'examen", tandis que les tensions demeurent palpables dans la région. Parallèlement, l'Iran se démarque en affirmant sa volonté de partager ses capacités de défense militaire avec des nations indépendantes, en particulier celles membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), comme l'indiquent les déclarations de Reza Talaei-Nik, peu avant une rencontre des ministres de la Défense de l'organisation au Kirghizstan.
Avec des pays comme la Chine, l'Inde et la Russie au sein de l'OCS, l'Iran cherche à s'imposer comme un acteur influent sur la scène internationale tout en renforçant ses alliances dans un contexte géopolitique défavorable face aux États-Unis. "Nous sommes prêts à partager notre expérience dans la lutte contre les États-Unis avec nos partenaires", a-t-il conclu.







