Alors qu'une enquête a été ouverte pour des accusations de viols sur une fillette de 3 ans, l'unité d'accueil pédiatrique d'enfants en danger (UAPED) de Tours se prépare à recevoir des appels de parents inquiets. Spécialisée dans la prise en charge des mineurs victimes de violence toute l'année, l'UAPED continue de recevoir de nombreux jeunes dans un cadre sécurisant et bienveillant.
Ouverte en 2023, l'unité a déjà accueilli près de 750 enfants, chacun trouvant un espace où sa voix peut être entendue.
Un espace pour écouter sans jugement
Les soignants de l'UAPED, bien que ne conduisant pas directement l'enquête, reçoivent fréquemment des appels de parents ne sachant pas comment aborder le sujet avec leur enfant. Selon Dorothée Le Maguer, secrétaire médicale : "L'important, c'est d'écouter l'enfant et de recueillir son témoignage dans les meilleures conditions possibles. Les familles doivent comprendre que nous sommes là pour écouter, identifier des soucis possibles et prévenir des situations inquiétantes."
Cette approche est renforcée par la pédiatre Myriam Landier, qui souligne l'importance de limiter la répétition des récits traumatisants : "Il est essentiel de ne pas faire répéter l'enfant, car cela pourrait altérer son récit. Au lieu de cela, nous encourageons les parents à signaler les faits à l'autorité compétente." Elle insiste également sur l'importance de croire les enfants dans leurs témoignages.
Gillain Neggia, également pédiatre à l'unité, ajoute : "Il est crucial de ne pas minimiser la parole d'un enfant. Lorsque celui-ci s'exprime, c'est que quelque chose de sérieux se passe. Nous sommes là pour rassurer les parents et leur rappeler que l'intervention des autorités peut être nécessaire." Dans certains cas, l'UAPED peut recommander une hospitalisation ou un signalement d'urgence.
L'UAPED, située au sein de l'hôpital Clocheville, est ouverte du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30. Pour toute préoccupation concernant des enfants, vous pouvez les contacter au 02 47 47 90 90. En cas de soupçons de maltraitance, les parents peuvent également joindre le 119, le service national d'accueil téléphonique pour l'enfance en danger.







