Une réunion préparatoire pour le procès en appel de Frédéric Péchier se tiendra ce mardi 2 juin à la cour d'assises d'appel de Lyon. Des discussions sur une éventuelle retransmission vidéo des débats à Besançon sont en cours, à la demande d'une association de victimes.
Des reflets irisés et des bulles se sont remarqués à l'exutoire d'une bouche d'évacuation des eaux pluviales, déversant des eaux polluées dans la Tanche, un ruisseau qui serpente entre les Fins et Morteau. Les pompiers ont été alertés le 19 mai dernier par un garage voisin, visible de la zone commerciale de Morteau. Cependant, les rejets contaminés provenaient d'une zone plus en amont. Deux semaines après le premier signalement, la pollution persiste avec une forte odeur de carburant.
Nathalie Francesconi, présidente de l'association de réhabilitation et de protection du marais de la Tanche, témoigne : "L'état des eaux n'est pas normal. Les hydrocarbures observés nuisent à la microfaune essentielle à l'alimentation des poissons, provoquant ainsi la mort de nombreux poissons et contaminant toute la chaîne alimentaire."
Les prélèvements en cours d'analyse
Les pompiers ont effectivement déployé des barrages filtrants au début de la situation. Actuellement, deux enquêtes sont en cours : l'une dirigée par l'Office français de la biodiversité, et l'autre par la gendarmerie. Les tests en cours visent à confirmer la présence d'hydrocarbures, tandis que la source des rejets est encore indéterminée. Maxime Balanche, responsable de l'assainissement au sein de la communauté de communes du Val de Morteau, explique : "Il est difficile de remonter jusqu'à la source des problèmes. Une défaillance d’ouvrage pourrait être identifiée suite aux pluies à venir, en revanche, si cela résulte d'une action malveillante, on pourrait ne jamais connaître la cause."
La société responsable de l'oléoduc sud-européen, situé à proximité de Morteau, a proposé d'analyser les eaux pour identifier la nature du carburant. Les autorités estiment toutefois que le pipeline est exclu des investigations en raison de sa distance.
L'association du marais compte porter plainte
L'association de protection du marais de la Tanche exige des recherches plus approfondies. Claude Faivre, membre de longue date de cette association, rappelle que "la Tanche a longtemps été considérée comme une décharge par la population locale. L'objectif était de préserver cette petite zone humide au cœur de l'agglomération." L'association et la Fédération de Pêche envisagent de porter plainte pour faire entendre leurs voix.







