Les refus de s'arrêter à un contrôle de police ou de gendarmerie sont en forte augmentation en France en 2025. Selon le ministère de l'Intérieur, les forces de l'ordre ont noté 36 900 infractions de refus de contrôle routier, parmi lesquelles 28 200 ont été précisément des refus d'obtempérer. Les raisons des contrôles sont diverses, incluant des infractions comme le défaut de permis de conduire ou la conduite sous l'emprise d'alcool et/ou de stupéfiants.
En effet, le nombre total de ces infractions a grimpé de 9 % en une année, d'après les données fournies par le SSMSI, service statistique du ministère de l'Intérieur. Cette hausse pourrait s'expliquer par l'intensification des contrôles routiers, visant des infractions comme le défaut de permis ou d'assurance.
Des départements plus touchés que d'autres
À l'échelle nationale, les délits de refus de contrôle routier représentent environ 5,1 infractions pour 10 000 habitants. Cependant, certaines régions sont de loin plus affectées. En métropole, des départements comme la Seine-Saint-Denis, les Pyrénées-Orientales et le Vaucluse affichent des chiffres alarmants. En outre, les taux de refus d'obtempérer sont particulièrement élevés en Guadeloupe et en Martinique.
Des conducteurs principalement jeunes
Les statistiques révèlent que les refus d'obtempérer concernent principalement des individus plus jeunes que ceux impliqués dans d'autres types de refus routiers. La majorité des contrevenants sont des hommes âgés de moins de 30 ans, un constat qui interpelle les autorités et les experts en sécurité routière.
Périodes critiques pour les infractions
Les infractions de refus d’obtempérer sont souvent constatées entre 15 h et 23 h, avec un pic marqué entre 23 h et 1 h du matin. Ce phénomène soulève des préoccupations quant à la sécurité publique, vu la fréquence des comportements à risque durant ces heures.







