Dans une circulaire envoyée aux ministres la nuit du 17 juin, Sébastien Lecornu propose des dépistages pour leurs équipes. Des mesures disciplinaires pourraient être envisagées en cas de test positif.
Le Premier ministre cherche à éradiquer toute consommation de drogues au sein des ministères. Dans une circulaire adressée à ses ministres et à ses ministres délégués, Sébastien Lecornu a demandé l'organisation de "dépistages inopinés et obligatoires, par le biais de tests salivaires, des membres de (leurs) cabinets ainsi que des personnes occupant des fonctions décisionnelles au sein du gouvernement", selon les informations relayées par Politico.
"La consommation de stupéfiants par des agents publics, même de manière occasionnelle dans un cadre privé, représente non seulement un danger personnel, mais également une faille pouvant être exploitée par des groupes d'influence, des réseaux criminels ou des tentatives d'ingérence", précise le Premier ministre dans cette circulaire, comme l'indique BFMTV.
Ces dépistages concernent non seulement les membres des cabinets ministériels, mais également les "agents occupant des postes à décision au sein du gouvernement". Sébastien Lecornu demande également aux membres du gouvernement de définir les catégories d'emploi pouvant être soumises à une vérification régulière.
Des sanctions disciplinaires en vue
En cas de test positif, "vous serez chargé d'évaluer les conséquences à appliquer, y compris sur le plan disciplinaire. De même, toute personne refusant de se plier à ces tests devra faire l'objet d'un suivi", a-t-il insisté. Il a également précisé qu'un accompagnement vers des structures de soins serait systématiquement proposé aux agents concernés.
Le Premier ministre a montré l'exemple en matière de transparence. Un test "surprise" a été réalisé à Matignon deux semaines plus tôt, le 1er avril, selon un rapport du Parisien.







