Selon un rapport publié par le service statistique du ministère de l’Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont connu une hausse significative de 9 % en 2025, atteignant un total de 36 900 incidents. Cette tendance est particulièrement inquiétante, car elle s'accompagne d'une augmentation de 10 % des refus d'obtempérer par rapport à l'année précédente, illustrant un malaise croissant sur les routes françaises.
En effet, au cours de l’année 2025, 28 100 refus d’obtempérer ont été enregistrés, incluant 6 200 incidents aggravés. Cette situation est perçue par les autorités comme un signe alarmant, alors que la moyenne des augmentations annuelles était autour de 2 % entre 2016 et 2025. Le général Christophe Perret, commandant de la gendarmerie nationale de Guadeloupe, a récemment alerté sur cette question, indiquant que le nombre de refus d’obtempérer avait considérablement augmenté dans un contexte de tensions croissantes envers les forces de l'ordre.
Selon le SSMSI, les infractions sont réparties sur l’ensemble du territoire, mais les départements d'outre-mer, en particulier la Guadeloupe et la Martinique, affichent des taux de refus de contrôle routier très élevés, avec 9,4 et 9,2 refus pour 10 000 habitants respectivement. En métropole, les départements comme le Vaucluse et la Seine-Saint-Denis enregistrent également des ratios préoccupants, respectivement 7,9 et 7,4 refus pour 10 000 habitants.
Les statistiques révèlent que dans 41 % des cas de refus d’obtempérer, un défaut de permis a été constaté. Ce constat soulève des questions sur la nécessité d’un renforcement des contrôles routiers, en particulier pour des infractions connexes comme le défaut d'assurance. Cela pourrait bien expliquer l’augmentation des refus de contrôle observée.
Les stratégies de sécurité routière doivent donc être réévaluées, préconise Patrick Chêne, expert en sécurité routière. « Il est crucial d’analyser ces données non seulement pour sanctionner, mais aussi pour mettre en place des solutions préventives qui favorisent le respect des règles de circulation », insiste-t-il.







