Plouray, une petite commune du Morbihan, a récemment été le théâtre d'une compétition unique en son genre, les Ovinpiades régionales. Ce mardi 20 janvier, 24 jeunes candidats, passionnés par l'élevage ovin, ont concouru pour prouver leurs compétences et leurs connaissances sur ces animaux si particuliers.
Les participants, comme Manon, une lycéenne de St-Aubin-du-Cormier, ont dû s'affronter à travers cinq épreuves pratiques et un test théorique. Le but est de décrocher une place en finale nationale, prévue pour le 21 février au Salon de l'agriculture. Manon, après avoir ausculté une brebis, a déclaré : « J'aspire à devenir éleveuse de vaches laitières », soulignant ainsi l'importance de faire découvrir ces métiers aux jeunes.
Coralie Chaumeny, technicienne ovine présente lors de l’événement, a questionné les candidats sur leur évaluation de l'état de santé des animaux. Hugo, quant à lui, a témoigné de son intérêt mitigé pour l'élevage ovin, notant que « les bovins sont plus calmes et moins odorants », un avis partagé par plusieurs de ses camarades.
Dans un secteur où le manque de main-d'œuvre se fait sentir, l'éleveur Léo de Peindray a évoqué la nécessité d'initier les jeunes à des métiers moins populaires, comme l'élevage de brebis. Selon lui, ces rencontres sont cruciales pour éveiller de nouvelles vocations et rompre avec la prédominance des élevages porcins et laitiers, particulièrement en Bretagne.
Stéphane Bellec, un autre éleveur participant, a insisté sur le potentiel de la filière ovine : « Il y a de la place pour élever des moutons en France. Nous devons promouvoir des produits locaux, car 59 % de la viande ovine que nous consommons est importée. » Il est également producteur labellisé, garantissant des débouchés permanents pour ses agneaux.
Ces événements, selon plusieurs experts du secteur, non seulement ouvrent des horizons pour les jeunes, mais sont également essentiels pour revitaliser une filière menacée. Comme le souligne le rapport du Ministère de l'Agriculture, l'avenir de l'élevage ovin repose sur une nouvelle génération passionnée et informée. L’avenir des Ovinpiades semble prometteur, avec l'engagement de jeunes comme Manon, qui apportera peut-être un nouvel élan à cette tradition agricole.







