La députée de la Réunion, Karine Lebon, a obtenu un vote unanime en commission des affaires sociales pour sa proposition de loi, marquant un tournant significatif pour les enfants réunionnais qui ont été accueillis en Creuse durant les décennies 60 et 70. Ce texte vise à compenser les préjudices, tant financiers que moraux, endurés par ces jeunes, souvent maltraités et exploités par leurs familles d'accueil.
Ainsi, après deux années d'attente, cette initiative s'inscrit dans un contexte où la mémoire des événements passés commence à se forger. Les victimes des pratiques inacceptables de cette époque espèrent enfin voir leurs souffrances reconnues. « Ce texte est une avancée considérable », déclare Karine Lebon, mettant en avant l'importance de cette législation pour redonner dignité à ces anciens mineurs.
La loi prévoit plusieurs mesures de réparation, incluant la création d'un lieu de mémoire en Creuse, une journée nationale d'hommage fixée au 18 février, ainsi qu'une indemnisation pour les anciens mineurs ou leurs descendants. Ces initiatives visent à garantir que ces événements ne soient pas oubliés et à sensibiliser le public sur cette page douloureuse de l'histoire.
Le texte attend maintenant son adoption en séance publique à l'Assemblée nationale avant d'être soumis au Sénat. Cette étape est cruciale pour la concrétisation des mesures envisagées et pour le soutien aux victimes. Comme souligné par plusieurs experts dans le domaine, « la reconnaissance institutionnelle est essentielle pour guérir les blessures individuelles et collectives », un sentiment partagé par de nombreux concernés.







