Ce samedi 24 janvier, plus de 120 militants se sont rassemblés devant la maison des associations de Sainte-Pezenne, dans les Deux-Sèvres, lors de la deuxième réunion publique de Céline Bonnet-Derisbourg, la candidate du Rassemblement National pour la mairie de Niort. Munis de drapeaux et de pancartes, certains ont même apporté des casseroles pour faire entendre leur message, manifestant leur opposition à l'extrême droite.
Des collectifs diversifiés, tels que le groupe « Niort Sauvons Nos Libertés », ont pris la parole pour dénoncer la montée du Rassemblement National. Chloé, éducatrice spécialisée et militante anti-raciste, n'a pas mâché ses mots : "C'est un parti raciste, xénophobe, antisémite, homophobe qui est dangereux." Pour elle, l'auto-défense populaire constitue une stratégie essentielle pour contrer cette menace.
120 personnes à l'extérieur contre une vingtaine à l'intérieur
Les militants à l'extérieur n'ont pas pu intervenir directement avec Bonnet-Derisbourg, qui est arrivée en avance, mais cela ne les a pas empêchés de scander leurs slogans et de frapper aux vitres. D'après la candidate, une vingtaine de personnes assistaient à la réunion. Cependant, certaines personnes ont réussi à pénétrer dans la salle.
Bonnet-Derisbourg a affirmé qu'ils tentaient de détourner le débat vers des sujets non liés aux élections municipales, notamment en évoquant le procès en appel de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens. La candidate a fini par écourter sa réunion face à l'intensité de la mobilisation citoyenne.
Alors que Niort commence à se préparer pour les élections municipales, cet événement met en lumière l'engagement des citoyens à défendre leurs valeurs face à la montée de l'extrême droite, une dynamique observée dans d'autres villes de France comme Bordeaux ou Lille. Comme souligné par des analystes politiques, ces mobilisations montrent une réaction forte et organisée des partisans de la démocratie.







