Le ministre de la Fonction publique, David Amiel, a révélé le 24 janvier la mise en place de "Visio", une nouvelle solution de visioconférence développée entièrement en France. Prévue pour être généralisée d'ici 2027, cette initiative a pour objectif de réduire la dépendance de l'administration vis-à-vis des logiciels américains tels que Zoom et Microsoft Teams.
Dans ses déclarations, Amiel a insisté sur la nécessité de sortir de cette dépendance, affirmant : "Nous devons sortir progressivement de la dépendance aux outils américains et aux technologies non-européennes", comme rapporté par La Tribune. La mise en œuvre de cette solution est également perçue comme une mesure de sécurité, visant à protéger les données sensibles de l'administration française.
Visio, le Zoom Made in France
La plateforme, développée par la direction du numérique (DiNum), a été testée par 40 000 agents récemment. Amiel a évoqué l'objectif de "garantir la sécurité de nos échanges" tout en permettant un "savings de plusieurs millions d'euros par an", éliminant ainsi le besoin de renouveler des licences auprès de fournisseurs étrangers.
Le ministre a également mis en garde contre le risque de nouvelles dépendances, notamment en matière d'intelligence artificielle, soulignant l'importance d'investir dans des innovations européennes pour rester compétitif. "Il faut s’appuyer sur les technologies locales pour éviter le recours à des solutions non sécurisées", a-t-il ajouté.
Cette initiative s'inscrit dans un mouvement plus large de souveraineté numérique en France, cherchant à protéger les données tout en favorisant l'économie locale.







